Le pèlerinage en Terre Sainte

Du samedi 16 au lundi 25 avril 2016, nous sommes partis à 32 pèlerins en Terre Sainte.

Notre pèlerinage a commencé au désert en découvrant d’anciennes cités (Ber’er Sheva, Avdat, Massa-da…) et en consacrant du temps à la marche et au recueillement.

Ensuite, nous avons découvert la Mer morte (très salée !) et le Jourdain (là, c’est de l’eau douce…) avant de monter à Jérusalem et Bethléem. Nous avons traversé le mur de séparation, témoins des tensions qui traversent cette terre et ses populations. Plusieurs témoignages nous aideront d’ailleurs à porter un regard d’espérance et de foi sur la question brulante d’Israël et de la Palestine. La basilique de la Nativité nous a tendu les bras bien qu’elle soit en pleins travaux de restauration, et nous avons partagé un repas palestinien festif !

A Jérusalem, nous avons appris à découvrir l’histoire d’une cité qui a connu de nombreux bouleversements au cours des siècles et nous nous sommes familiarisés avec sa géographie et la géométrie variable des remparts de la vieille ville.

Au bout de 3 jours, le Mont des oliviers, le Mont Sion et la Vallée du Tyropéon n’ont plus de secrets pour nous ! La découverte du Saint Sépulcre, construit à la fois sur le Calvaire et le tombeau du Christ a particulièrement été un temps fort… Et tout particulièrement à 5 heures du matin !

Nous avons traversé l’esplanade du Temple sur laquelle se trouvent le Dôme du Rocher et la mosquée El Aqsa, troisième lieu saint pour les musulmans, avant de découvrir le Mur occidental attenant (que nous appelons « des Lamentations ») lieu saint du judaïsme.

Une veillée de prière avec des pèlerins haïtiens (clin d’œil de « Ke Kontre » pour des mortagnais !) vivant à Boston, nous permit de passer une soirée à Gethsémani dans la basilique des Nations. Nous avons particulièrement évoqué les intentions qui nous ont été confiées et qui ont aussi accompagné notre pèlerinage chaque jour. Elles ont fortement contribué à ce que nous nous sentions vraiment les ambassadeurs de la paroisse, appelés à représenter bien davantage que nous-mêmes en portant devant le Seigneur Jésus chacun d’entre vous.

Nous quittons Jérusalem juste avant Pessah (la Pâque juive) pour parcourir la Galilée. Nous verrons le Carmel et Meggido (lieu de batailles antiques en cascades… retenu pour illustrer la bataille ultime d’Armageddon dans le texte de l’Apocalypse 16,16), puis Nazareth, le lac de Tibériade, Tabga, Magdala…et Cetera.

Pour « goûter » la Galilée, nous consacrons, comme au désert, du temps à la marche et au recueillement. Une traversée du Lac en bateau viendra aussi compléter notre escapade galiléenne.

Enfin, nous couronnons notre pèlerinage à Césarée maritime, au bord de la méditerranée, cité de laquelle la foi

chrétienne s’est ouverte à l’universalité des nations… Nous voici ainsi, à notre tour, envoyés comme messagers de la Bonne Nouvelle auprès de tous.

Que retenir de ce périple ? Certes, chacun aura fait son propre cheminement ainsi que ses découvertes dont il pourra témoigner personnellement. Cependant, reconnaissons qu’il faut un certain courage pour entreprendre un tel pèlerinage. En effet, ce n’est pas si confortable de se laisser bousculer dans notre foi, d’accepter que certaines de nos certitudes soient mises à mal par ce que nous voyons et entendons… même si c’est pour découvrir d’une manière renouvelée les fondements de la foi chrétienne.

Nous retiendrons aussi que cette terre souffre des tensions qui la traversent et de la peur qu’elles suscitent chez les occidentaux… le secteur du tourisme est frappé de plein fouet par la fuite de nombreux pèlerins. Si c’est peut-être plus confortable pour le visiteur, c’est bien triste pour un pays dans lequel le tourisme est essentiel, et particulièrement pour les chrétiens palestiniens.

En finale, je retiendrai cette observation faite par un franciscain lors de son témoignage : Il nous invitait à découvrir aussi bien la Galilée, comme la terre de l’accueil personnel et intime de la Bonne Nouvelle de l’Evangile, que Jérusalem, comme un lieu de l’amour de l’Eglise, dont la diversité foisonnante est l’occasion d’un émerveillement devant la fécondité de la foi en Jésus Christ, mort et ressuscité pour les hommes.

don René-François, curé

2016-11-04T14:58:01+00:00La paroisse|